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Sortie du bulletin trimestriel de l'AICTPL
L' Association Internationale des Collectionneurs des Timbres-Poste du Laos, vient de faire paraître le numéro 107 de son bulletin de liaison.
Cette publication n'est accessible qu'en adhérant à l' A. I. C. T. P. L, moyennant une modique cotisation annuelle, vous aurez accès à une somme de connaissances accumulée sur la philatélie, la cartophilie Lao par tous les membres de cette association.
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PHILAO n° 107, 2éme trimestre 2017.
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Page 14 – Un peu de tout, par P. Drillien       
Page 15 – Mes souvenirs du Laos : prologue - plateau des Boloven , par P. Dupont-Gonin
Page 18 – Influence du bouddhisme Theravada au Laos, par S. Pounpadith
Page 22 – Coopération Chinon - Luang Prabang, par P. Le Baron
Page 25 – Nos achats du trimestre, par E. Moallem et P. Drillien
Page 26 – En marge de l’ASEAN (2015), par P. Drillien


 25-06-2017
4 - L'expansion Siamoise 1836 - 1885. Suggérer par mail

L'EXPANSION SIAMOISE DANS LE BASSIN DU MÈKONG
AU DIX-NEUVIÈME SIÈCLE (1836-1885)

C'est après la chute de Vientiane que grandit l'étoile du Siam et que les desseins de ses dirigeants se révélèrent dans toute leur ampleur. Le Cambodge en complète décadence, les Birmans refoulés, les principautés laotiennes ou détruites ou soumises, la reconstitution d'un grand empire thaï au profit de Bangkok devait tout naturellement hanter l'esprit de ses rois. Mais pour réaliser ce rêve, il leur restait à consolider les récentes conquêtes sur les pays de la rive gauche du Mékong, à les élargir, du nord au sud, vers des frontières naturelles, à faire reconnaître enfin cette hégémonie par les États voisins. Or, dans l'accomplissement d'une aussi vaste tâche, ils allaient se heurter à un adversaire redoutable qu'ils connaissaient bien pour l'avoir déjà rencontré sur leur route : le souverain d'Annam.

Rivalité siamo-annamite au Cambodge. -- En fait, les premiers contacts des princes siamois avec les seigneurs de Hué ne remontaient guère au delà de la fin du dix-septième siècle. Ils en étaient antérieurement séparés, non seu­lement par la grande barrière montagneuse de l'est, mais aussi par le Champa et le Lan-Xang ; la destruction du premier, la scission du second avaient favorisé le débordement des Annamites vers le Mékong et la ruine totale du royaume khmer (1) A quatre reprises, en 1357, en 1394, en 1420, en 1460, les Siamois avaient saccagé Angkor ; en 1587, ils avaient occupé les provinces du Tonlé-Sap ; au début du dix-huitième siècle, à la veille des invasions birmanes, ils exerçaient une véritable suzeraineté sur tout le Cambodge avait accéléré la marche progres­sive de ces derniers dans le delta cochinchi­nois. De nombreux aventuriers, vagabonds, déserteurs, bannis, malfaiteurs, chassés d'Annam, étaient venus se fixer dans ces riches terres d'alluvion, « qui leur promettaient à foison les récoltes de tous les fruits de la terre, » et les Nguyên avaient bientôt pris prétexte de l'établissement de ces « colons » pour arra­cher aux rois du Cambodge des morceaux de territoire, lambeau par lambeau. Ceux-ci, déjà dépouillés par le Siam de leurs provinces occidentales, n'avaient opposé qu'une très faible résistance et c'est au travers de leurs convulsions dynastiques que Siamois et Annamites s'étaient d'abord affrontés.

Les invasions birmanes avaient un moment paralysé l'action des rois d'Ayuthya, mais à peine Phia-Tak avait-il conjuré la catastrophe de 1767 que le nouveau roi de Thanaboury avait repris la politique traditionnelle du Siam au Cambodge et envahi une fois de plus ce malheureux pays jusqu'à Châudôc et Hàtiên (1772-1774). C'est alors que, pour la première fois, une armée siamoise s'était trouvée face à face avec une troupe annamite : les soldats du gouverneur cochinchinois Dam avaient arrêté net la marche de Phia-Tak qui, encore trop occupé avec les Birmans, avait rompu le combat et rétrogradé jusqu'à Nam-Van (Pnompenh).

La révolte des Tay-Son, en chassant les Nguyên de Cochinchine, était survenue à propos pour laisser de nouveau le champ libre aux Siamois et le général Chakkri réoccupait militairement le pays lorsqu'il avait été brus­quement rappelé à Thanaboury par la folie du roi (1782).

Ayant ceint lui-même la couronne, il avait, quelques années plus tard, accueilli Nguyên-Anh fugitif et proscrit, errant d'île en île dans le golfe de Siam ; il lui avait même confié une flotte armée pour combattre les Tay-Son, mais l'héritier des Nguyên, défait à Rach-Gam, était revenu à Bangkok, découragé (1785).

Avec le temps les sentiments de la cour siamoise s'étaient modifiés; bien qu'ayant très hono­rablement participé à une expédition contre les Birmans, le jeune prince d'Annam avait été peu à peu traité en quasi-prisonnier, et finalement s'était enfui à Hon-Trê, de là à Phu-Quôc puis à Hà-Tiên. (1787), d'où il allait, avec la poignée de Français de l'évêque d'Adran, reconquérir la Cochinchine (2) Cf. SCHREÏNER, Abrégé d'histoire d'Annam, 1906. —

L'attitude du Siam, tour à tour hostile et bienveillante à l'égard de Nguyên-Anh, était moins incohérente qu'on ne pourrait le supposer : inspirée du désir évident de jouer un rôle d'arbitre dans les affaires d'Annam, elle réagissait suivant les événements. C'est ainsi qu'après avoir pris ombrage des secours étrangers reçus par le prince à partir de 1788 la cour de Bangkok lui envoya dans la suite d'importants renforts qui, grossis de montagnards laotiens, vinrent participer à l'investissement de Qui-Nhon (1801).

Les Tay-Son abattus, Nguyên-Anh devenu, sous le nom de Gia-Long, chef d'un puissant empire unifié sous son autorité, avait, en 1810, répondu à l'appel du Cambodge, envahi de nouveau par le Siam ; il y avait envoyé des troupes devant lesquelles les Siamois s'étaient retirés sans combattre et, par le traité de Ba-Lich, avait établi une sorte de protectorat sur le royaume (1813).

Son successeur Minh-Mang avait retrouvé le Siam dans la violente insurrection de Khôi en Cochinchine (1832) ; après l'avoir « noyée dans le sang », il s'était attaqué au vieux général Bodin, le vainqueur d'Anou, qui avait profité des circonstances pour déposséder le roi cambodgien Neac-Ang-Chan ; il l'avait obligé à battre en retraite (1835) et l'année suivante, Ang-Chan étant mort, l'empereur d'Annam avait divisé le Cambodge en trente-trois provinces rattachées administrativement à la Cochinchine. Bodin, suivant sa coutume, avait quitté le pays en le dévastant et le dépeuplant.

SOUKA-SEUM, ROI DE LUANG-PRABANG 1798. — Roi, 1836-1850.

Les choses en étaient là lorsqu'était mort le roi de Luang-Prabang Mantha-Thourath. Son fils aîné Souka-Seum, qu'il avait désigné pour lui succéder, résidait à Bangkok depuis une dizaine d'années ; il y était retenu en otage et ne reçut l'investiture du Siam qu'en 1839.

Que se passa-t-il dans la principauté pendant son absence? Mystère, et nulle chronique n'a jusqu'à ce jour confirmé l'étonnante rela­tion de Schreïner touchant l'expédition d'un prince de Luang-Prabang qui, pendant que le Tonkin se soulevait à son tour contre l'au­torité de Minh-Mang, aurait, vers 1836-1837, ravagé les provinces de Thai-Nguyên, Cao-Bàng et Lang-Son ; « vaincu, il aurait été brûlé vif dans les bois où il s'était caché (3) SCHREÏNER.»


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