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Sortie du bulletin trimestriel de l'AICTPL
L' Association Internationale des Collectionneurs des Timbres-Poste du Laos, vient de faire paraître le numéro 107 de son bulletin de liaison.
Cette publication n'est accessible qu'en adhérant à l' A. I. C. T. P. L, moyennant une modique cotisation annuelle, vous aurez accès à une somme de connaissances accumulée sur la philatélie, la cartophilie Lao par tous les membres de cette association.
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PHILAO n° 107, 2éme trimestre 2017.
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Page 22 – Coopération Chinon - Luang Prabang, par P. Le Baron
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Page 26 – En marge de l’ASEAN (2015), par P. Drillien


 27-05-2017
3 - Les principautés Laotiennes Suggérer par mail

LES PRINCIPAUTÉS LAOTIENNES DE 1707 A 1836

 

Situation politique de la péninsule indochi­noise à l'aube du dix-huitième siècle.

 A la date à laquelle nous sommes parvenus, la carte politique de la péninsule indochinoise a subi depuis trois cents ans de profondes mo­difications si l'on considère les limites assignées aux divers royaumes thaïs issus du partage de Khoun-Borom. Sous la poussée des ambi­tions dynastiques, ceux-ci ont tour à tour tenté de dominer leurs voisins et les plus heu­reux se sont entourés de principautés vassales faisant office en quelque sorte d'États tampon passant de main en main suivant les caprices de la fortune.

Le Lan Xang a vécu ; ayant perdu son indé­pendance et son unité, il va disparaître comme État faisant figure de grande puissance suzeraine, longtemps appuyé solidement dans la vallée du Mékong sur l'alliance traditionnelle du royaume khmer, lui-même alors en pleine décadence, et dont Siamois et Annamites se partagent les dépouilles.

Le Trân-Ninh, qui depuis l'expédition de Souligna supportait avec impatience la tutelle laotienne, va profiter des circonstances pour entrer en lutte ouverte avec les rois de Vien­tiane. Ceux-ci auront encore assez de force pendant un siècle pour lui arracher par des expéditions répétées le versement du tribut, mais ces hostilités perpétuelles auront pour conséquence de jeter les princes de Xieng Khouang dans les bras du suzerain annamite qui leur imposera la plus sévère des dominations.

L'empire birman n'est plus qu'un glorieux souvenir : le pays de l' Iraouaddy, unifié au onzième siècle, disloqué au treizième, regroupé au seizième par Bureng-Naung, s'est, depuis la mort du conquérant, divisé de nou­veau en deux royaumes ennemis, Birmanie au nord et Pégou au sud. De même langue, de même civilisation, soumis aux mêmes influences, les deux États jumeaux n'en sont que plus acharnés à se combattre et rien ne permet d'en­trevoir la fin de ce long duel au moment même (1710) où naît le héros birman Alompra qui refera l'unité et remplira à son tour la pénin­sule du fracas de ses armes. 

Le Lan-Na (Xieng-Mai et ses dépendances de Xieng-Khong et de Muong-Nan), champ de bataille séculaire, carrefour de toutes les expé­ditions birmanes, laotiennes et siamoises, vit dans l'appréhension permanente de nouveaux conflits et ses princes ne doivent d'exister encore qu'à la multitude des compétiteurs qui se disputent leurs alliances.

L'ancien Dai-co-Viet a fait place au royaume d'Annam, en pleine expansion vers le Sud.

Les seigneurs de Hué ont achevé de réduire les Chams ; ils se sont installés à Phan-Ri (1692), ont pris pied en Cochinchine et ont chassé les Cambodgiens de Saïgon (1698) ; enfin leur influence a franchi les monts de l'Est depuis que leurs troupes sont entrées victorieusement, avec Ong-Hué, dans Vientiane qui leur doit désormais le tribut de vassalité.

Quant aux Siamois d'Ayuthya, favorisés par l'accès de leur territoire sur la mer, aguerris par les luttes acharnées qu'ils ont livrées pour leur existence, ils se sont solidement établis dans tout le bassin inférieur de la Ménam. Après avoir porté des coups mortels à la puissance angkorienne et secoué le joug birman, ils ont connu pendant tout le dix-sep­tième siècle une ère de prospérité remarquable. Encouragés par leurs rois, ils ont noué des relations commerciales avec l'étranger, notam­ment avec l'Europe, et, les premiers dans la péninsule, ont reçu l'influence occidentale.

Leur capitale s'est couverte de palais, de résidences princières, de vastes jardins et de temples somptueux au nombre de plus de trois cents. Les abondantes relations de voyage qui sont parvenues jusqu'à nous mentionnent toutes le développement considérable d'Ayu­thya qui s'étendait à cette époque sur une île « de sept lieues de tour ». Des rues pavées, larges et droites, traversaient de nombreux quartiers peuplés d'Européens, de Malais, de Chinois, de Japonais, d'Indous, voire de Pé­gouans ; des ponts de briques faits en arcade franchissaient les canaux naturels qui sillon­naient la ville surnommée à juste titre la Venise d'Extrême-Orient. Les Hollandais y avaient un important comptoir ravitaillé par les plus gros vaisseaux ; en face d'eux, sur la rive opposée, le « camp » des métis portugais formait une agglomération compacte. Le quartier pro­prement siamois était immense ; animé d'une foule d'artisans et de boutiquiers, il s'étendait autour de larges places qui servaient de marchés.

(1) Cf. Nicolas GERVAISE (1680) et commandant E. LUNET DE LA JONQUIÈRE, Le Siam et les Siamois.

Les Européens n'avaient pas tardé à prendre une grande influence sur la famille royale, la cour et les fonctionnaires. La concurrence que tous ces gens de grand appétit se faisaient entre eux, cherchant à gagner de l'influence par le chiffre de leur commerce et la propagande de leurs missionnaires, provoquait une atmosphère « surchauffée d'intrigues, de marchandages et de compétitions ». C'est dans ce milieu qu'avait débarqué, vers 1680, un aventurier grec, (1) D'aucuns disent génois, d'autres vénitien. Constantin Falcone, fils d'un gouverneur de Céphalonie, rescapé d'un naufrage dans le golfe de Siam et qui avait réussi à s'attirer l'entière confiance du roi Phra-Narai (1656-1688) au point qu'il avait exercé pendant quelques années une influence prépondérante sur les des­tinées du royaume. Il avait cru prudent de refuser le titre de premier ministre tout en en exerçant secrètement la charge et s'était contenté de celui de Phraya-Vixayen (savant).

Cet homme singulier, dont la destinée devait être extravagante et tragique, avait persuadé au souverain de solliciter la protection militaire de Louis XIV. Trois Siamois avaient été envoyés en France pour prendre contact et, l'année suivante, le Roi-Soleil avait expédié à Ayuthya une ambassade extraordinaire dirigée par le chevalier de Chaumont. En 1683, des envoyés de la cour de Phra-Narai avaient été reçus à Versailles, événement qui avait fait sen­sation, et demandé l'envoi de troupes fran­çaises pour protéger le royaume contre les com­pétitions de la foule hétéroclite qui s'agitait dans Ayuthya et plus spécialement contre les entreprises des Hollandais. Un contingent placé sous le commandement du chevalier Desforges avait été dirigé sur la capitale, venant de Pon­dichéry, et avait commencé la réorganisation de l'armée siamoise ; des forts à la Vauban avaient été construits sur les bords de la Mé-nam, entre la ville et la mer.

Cependant des religieux, venus nombreux à la suite des troupes françaises, dominicains, augustins et jésuites, au prosélytisme ardent  (1) Dès 1662, Mgr de Lamothe-Lambert avait débarqué au Siam avec quelques missionnaires français, avaient aussitôt déployé une grande activité, évangélisé les « infidèles », élevé chapelles et églises, manifesté un tel esprit d'intolérance qu'un soulèvement populaire antichrétien avait éclaté et qu'une conjuration s'était ourdie parmi les hauts mandarins jaloux de la toute-puissance de Falcone.

Phra-Narai et son confident s'étaient réfugiés à Lopburi (ancien Louvô des Cambodgiens) dont ils avaient fait depuis quelques années leur résidence d'été (1) De Lopburi, comme d'Ayuthya, il ne reste plus aujour­d'hui que des ruines qui, bien qu'envahies par la végétation, rappellent le passage éphémère des Français. Dans la brousse épaisse, parmi les vestiges des palais et des temples, on découvre des soubassements, des pans de murs percés de fenêtres du plus pur style Louis XIV, des aqueducs, des souterrains, des bassins en marbre et des canalisations sur le modèle de ceux de Marly et de Versailles. ; les conjurés les y avaient poursuivis, massacré la garde royale, chambré le roi ; ils s'étaient emparés par ruse de Falcone, l'avaient torturé, et finalement décapité le 5 juin 1688 dans la forêt de Thlée Poussonne (2) Il avait quarante et un ans. Sa femme, une Japonaise catholique, aurait été ensuite abreuvée d'outrages et serait morte dans la plus basse misère, quelques mois après lui Cf. commandant E. LUNET DE LA JONQUIÉRE, Op. Cit.

 Phra-Narai avait été déposé et le chef du mou­vement insurrectionnel, Petratcha, s'était em­paré du pouvoir (3) Petratcha était le fils de la nourrice du roi pour donner à son usurpation une apparence de légitimité, il épousa la fille unique de Phra-Narai.. Le 2 novembre 1689, les soldats de Louis XIV avaient dû regagner Pon­dichéry après avoir soutenu un long siège dans la place forte de Bangkok.

Cet épisode sanglant n'avait eu d'autres conséquences que de provoquer l'exode de tous les Français qui n'avaient pas été massacrés ; il n'avait par ailleurs été qu'une étape dans la fortune du royaume de Siam qui étendait, au début du dix-huitième siècle, son hégémonie sur tous les groupements thaïs de la Ménam, de Xieng-Mai au détroit de Malacca et jus-qu'au coeur du Cambodge. (1) Le Siam aurait sans doute élargi, dès après la scission du Lan-Xang, son action vers le Mékong si le réveil birman n'était venu, une fois encore, entraver son expansion et le conduire à deux doigts de sa perte.



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