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Sortie du bulletin trimestriel de l'AICTPL
L' Association Internationale des Collectionneurs des Timbres-Poste du Laos, vient de faire paraître le numéro 107 de son bulletin de liaison.
Cette publication n'est accessible qu'en adhérant à l' A. I. C. T. P. L, moyennant une modique cotisation annuelle, vous aurez accès à une somme de connaissances accumulée sur la philatélie, la cartophilie Lao par tous les membres de cette association.
L' A. I. C. T. P. L. existe depuis 1973.
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PHILAO n° 107, 2éme trimestre 2017.
Page 04 – Vie de l'association, par P. Drillien
Page 07 – In Memoriam : François Tarier, par P. Drillien
Page 08 – Votre bibliothèque, par P. Drillien
Page 09 – Du riz gluant à la pizza, par N. Souvannavong
Page 10 – Les CPA nous parlent : la mission évangélique au Laos , par D. Geay-Drillien
Page 13 – Claude Jumelet, graveur de l’âge d’Or (I), par J-F. Rotteleur
Page 14 – Un peu de tout, par P. Drillien       
Page 15 – Mes souvenirs du Laos : prologue - plateau des Boloven , par P. Dupont-Gonin
Page 18 – Influence du bouddhisme Theravada au Laos, par S. Pounpadith
Page 22 – Coopération Chinon - Luang Prabang, par P. Le Baron
Page 25 – Nos achats du trimestre, par E. Moallem et P. Drillien
Page 26 – En marge de l’ASEAN (2015), par P. Drillien


 27-05-2017
Les ressources commerciales du Laos en 1895. Suggérer par mail
Les ressources commerciales du Laos en 1895.
M. Odendhal, chancelier, chef du poste administratif de Song-khône (Laos) a adressé, à la date du 20 septembre 1894, à M . le Gouverneur général de l'lndo-Chine un rapport sur les ressources que le Laos offre au commerce Européen.
Nous reproduisons, d'après le Journal officiel de l'Indo-Chine, un extrait de ce travail.
 La soie grège ou en cocon est un article qui peut devenir une précieuse ressource pour l'exportation . Le mûrier prospère à merveille sur toutes les berges des cours d'eau, et, je crois que l'habitant va porter ses efforts sur la production d'un article qui ne demande qu'un peu de ce travail sans fatigue que le Laotien fait assez volontiers.

Les cornes de cerfs, de boeufs et de buffles pourraient également être d'un certain rapport. Malheureusement, leur transport assez difficile ne se prête pas à un trafic considérable.

Les bois de teinture sont très nombreux ici, mais fort peu sont connus : le kok-nho (le trai-dieu des Annamites), le mai -fang (que je crois, être le campêche) poussent sans soins dans la forêt, et, si la valeur de ces produits est suffisamment élevée, on pourrait en exporter de notables quantités.
 

Le prix de la cire est trop élevé pour permettre un trafic rémunérateur et, si les bois précieux sont nombreux, ils demeurent inexploitables à cause des difficultés de transport.

Quant au coton, il y aura là plus tard une précieuse ressource.
La plante pousse tout le long des rizières et, sans aucun soin, donne de magnifiques produits; mais la difficulté de transport est telle qu'on ne peut songer l'exporter et je ne vois que dans un avenir lointain, très lointain, la possibilité d'utiliser les quantités de coton vraiment immenses et à vil prix que peut produire le Laos.
Quand existeront des communications, l'Européen qui montera une filature ici approvisionnera toute l'Indo-Chine et une grande partie de l'Extrême- Orient. Je le répète, ce produit n'a pas de valeur et n'en aura jamais : le coton poussant à foison le long des rizières et gràce aux crues périodiques n'épuisant jamais le sol.
L indigo n'existe qu'en très petite quantité et l'on consomme sur place ce qui est produit. De méme du gingembre.
Le
benjoin n'éxiste qu'en plants isolés vers Muong-vang ,je vais en faire venir quelques arbustes et tâcher lancer la culture dans le pays.

Le café, le thé prospèrent faciLement et les essais faits à Song-khône réussissent à merveille. Je ne parle pas des essences forestières qui, malgré leur valeur et leur quantité, sont inexploitables.
On ne pourra songer à utiliser toutes ces richesses que dans un avenir indéterminé et surement fort lointain.
Restent donc pour le présent les produits minéraux, le cardamome,les chevaux et le bétail.
L'or existe dans les environs de Muong-vang, dans les hauts bassins du Sé-bang-bien et du Sé-nam-kok. II donne même lieu à une exploitation de la part des Khas (On lave les sables de rivières, c'est d'ailleurs seul procédé usité dans tout le Laos.) ; mais le débouché demeure très restreint et on ne pourrait se prononce sur l'avenir possible d'une exploitation sérieuse qu'après une exploration rationnelle des filons.
On m'a signalé une mine de cuivre sur les bords du Sé-bang-hien, au-dessus de Song-khône, au village de Ban-tanon. J'ai demandé des échantillons du produit que je n'ai pas encore reçus. Quant au fer, il est extrêmement abondant et d'excellente qualité dans le Muong-vang.
Quelle que soit la richesse des gites métallifères signalés, de longues années nous séparent sans nul doute de l'époque où l'on pourra songer en tirer parti, et c'est dans l'exportation des cardamomes et surtout des produits de l'élevage que les habitants pourront chercher actuellement l'élément d'un trafic.
Le cardamome existe à l'état sauvage dans toutes Ies forêts de Muong-nam-nao et de Muong-pun-tin. Aucune culture n'en est faite actuellement. Malgré cela, le prix en est assez bas, pour qu'on puisse espérer en faire une exportation fructueuse
(D'après les renseignements que j'ai soigneusement recueillis,le bénéfice de vente à Quang-tri serait d'environ 100 p. 100 pour les différentes qualités.), mais encore assez restreinte.

Quant à l'élevage des bestiaux buffles et chevaux, le Laos pourrait offrir, sous ce rapport, d'admirables et d'innépuisables ressources .
Actuellement, le nombre des têtes de bétail atteint dans certains villages trois à quatre cents pour trente ou quarante maisons, et l'on peut avoir fréquemment cinq têtes (vaches et veaux) pour une barre .
Sur la rive droite, la production est encore plus grande et, vers Aubône, on a sept à huit têtes pour  15 piastres.
Aussi,
tous Laotiens de la région, qui veulent aller cet hiver commercer en Annam, s'apprêtent-ils à aller à Aubône, au préalable, acheter un troupeau.
Malheureusement, le Laotien apporte en élevage la même paresse et la même insouciance qu'en agriculture ; il sera impossible d'avoir ici de beau bétail tant que l'habitant ne fera pas de prairies dont il récoltera le foin en prévision de l'hiver.
Si, dans l'été, le kok forme d'admirables savanes recouvertes d'une herbe magnifique haute parfois de 1 m.50, l'hiver le pays est absolument desséché et les malheureux bestiaux amaigris, misérables, en sont réduits vivre de broussailles poussiéreuses qui seules peuvent subsister sous l'implacable sécheresse.
Je vais donner le bon exemple et fais, dès l'instant à Savan-Nakhet, commencer des prairies de trèfle et d'herbe de Para, qui vont me servir à nourrir le bétail du poste pendant l'hiver.
Il est malheureusement à craindre, que, voyant ouvert le débouché d'Annam, le Laotien, avec son imprévoyance habituelle, ne vende précipitamment ses produits sans garder même de reproducteurs.
Le fait s'est déjà produit pour les chevaux. On peut encore trouver de jolies juments hautes de 1 m. 25 à 1 m, 27 qui, si elles ont la croupe en pupitre et sont chargées en  ganaches ont des membres très nets et une avant-main superbe.
Malheureusement les Laotiens ont vendu vers Korat (Une grosse exportation de chevaux a eu lieu, vers Bangkok à l'établissement des tramways et a fait monter le prix d'un cheval moyen à 2 et 300 ticaux.) tous les, animaux de quelque valeur et on ne trouve plus un, mais plus un seul produit capable de fournir un étalon.
C'est à brève échéance, si nous n'y portons prompt remède, la disparition d'une race qui aurait pu merveilleusement prospérer au milieu des immenses savanes Laotiennes.
Mais le remède ? il faudrait évidemment acheter des étalons, en même temps que des concours (Le concours est assuré d'un grand succés au Laos. Avec le naturel vaniteux et enfantin de l'indigène il se donnera plus de mal pour obtenir la moindre médaille que pour gagner actuellement de l'argent et du bien être.) stimuleraient le zéle des éleveurs.
Mais mon plus vif désir est qu'une mission soit confiée à un homme de l'art pour se prononcer sur cette question de l'élevage au Laos qui est je le répète grosse de conséquences économiques.
Ce vétérinaire pourrait également  déterminer la cause de ces terribles épizooties qui fondent tout à coup sur certaines régions détruisant la moitié et quelquefois les trois quarts du bétail existant.
L'indigène se contente de disséminer le troupeau en le répartissant dans les ray et dans les na, et les bêtes mortes restent sans sépulture, répandant la contagion. il y aurait peut-être des mesures à prendre, une vaccine à répandre, je ne sais ; mais celui qui apportera ici ces bienfaits aura rendu au Laos un service qui donnera au pays une inépuisable richesse dans l'avenir.


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