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Sortie du bulletin trimestriel de l'AICTPL
L' Association Internationale des Collectionneurs des Timbres-Poste du Laos, vient de faire paraître le numéro 107 de son bulletin de liaison.
Cette publication n'est accessible qu'en adhérant à l' A. I. C. T. P. L, moyennant une modique cotisation annuelle, vous aurez accès à une somme de connaissances accumulée sur la philatélie, la cartophilie Lao par tous les membres de cette association.
L' A. I. C. T. P. L. existe depuis 1973.
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PHILAO n° 107, 2éme trimestre 2017.
Page 04 – Vie de l'association, par P. Drillien
Page 07 – In Memoriam : François Tarier, par P. Drillien
Page 08 – Votre bibliothèque, par P. Drillien
Page 09 – Du riz gluant à la pizza, par N. Souvannavong
Page 10 – Les CPA nous parlent : la mission évangélique au Laos , par D. Geay-Drillien
Page 13 – Claude Jumelet, graveur de l’âge d’Or (I), par J-F. Rotteleur
Page 14 – Un peu de tout, par P. Drillien       
Page 15 – Mes souvenirs du Laos : prologue - plateau des Boloven , par P. Dupont-Gonin
Page 18 – Influence du bouddhisme Theravada au Laos, par S. Pounpadith
Page 22 – Coopération Chinon - Luang Prabang, par P. Le Baron
Page 25 – Nos achats du trimestre, par E. Moallem et P. Drillien
Page 26 – En marge de l’ASEAN (2015), par P. Drillien


 27-04-2017
Le Tranninh. (12) Suggérer par mail

Alfred Raquez.PAGES LAOTIENNES. Alfred Raquez (12)

LE TRANNINH.

En route — Ban Sop Vi — Les Méo éleveurs — Un Ker kour — Tombeaux des premiers âges — Douche céleste — Une sala modèle
— Par les ruines — Les Siamois dévastateurs — Jarres préhistoriques — Xieng Khouang — Fêtes du serment — Les souris de Ta Tom —    Sur le Nam san — Poésie du Mékong, le soir.
26 mai.

La route du Tranninh s'amorce de l'autre coté du Nam khan, la rivière qui caresse Luang Prabang de ses eaux souvent blanches d'écume. Les premières crues ont enlevé quatre ponts dont l'un construit depuis deux mois à peine.
Notre cortège traverse la rivière en radeaux. La route conduit à la capitale, du Tranninh, Xieng Kouang, siège du commissariat.
Neuf jours de fortes étapes par Muong You et Muong Souï. Plate durant la matinée, s'allongeant au milieu des rizières, elle s'engage enfin dans la brousse monotone, en suivant la ligne télégraphique. Maudits soient les constructeurs de la ligne !
Sous prétexte de préserver le fil de la chute des arbres pendant les tempêtes ils ont ouvert des tranchées formidables, laissant le pauvre voyageur sans ombre, exposé aux ardeurs d'un soleil de plomb.
Et, que vaut le prétexte! Pendant nos vingt journées de séjour à Luang Prabang, la ligne de Hanoï-Saigon a été libre
vingt-quatre heures entre deux interruptions dont la dernière n'a pas encore pris fin à notre départ.

Après la grand halte, le chemin change d'aspect avec des pentes de montagnes russes.
Tracé récemment et avec grande habileté par M. Taravant, il diffère de celui porté sur la carte Pavie, longeant le Nam Pa au lieu de le traverser et le retraverser sans trève comme jadis. Des éléphants de convoi ont suivi la même piste pendant les pluies de ces derniers jours creusant des cuvettes avec leur vastes pieds, sinon la route serait excellente par le temps radieux qui nous fait fête.
La rivière tombe souvent en cascades. L'écho répercute le bruit de ses chûtes.
Quelques villages de Laotiens mêlés de Lu qui quittèrent autrefois la plaine de Muong Sing ou les environs de Bo Hé et de Bo Luong à la suite des incursions des Birmans et des Nioun.
Le Résident supérieur leur demande s'ils ne désirent pas retourner sous l'égide du vieux Tiao Fa qui cherche à rassembler les débris épars de son Royaume autrefois florissant.
Avec une unanimité aussi touchante que peu rassurante pour le Roi des Lu, tous répondent qu'ils sont on ne peut mieux dans le Luang Pra-bang et qu'ils comptent y finir leurs jours. Ils paraissent prendre au pied de la lettre pour devise le fameux Ubi bene, ibi patria, qui nous fit suer autrefois des gouttes amères, en session de baccalauréat.
Halte du soir aux salas du village lu de Ban Ta Houie situé dans un entonnoir de montagnes. Les notables recommandent de ne pas laisser éteindre les feux cette nuit car les tigres rôdent dans les environs.

Dimanche 27 mai.

Exquis sous bois par cette fraîche matinée passée dans l'étroite vallée du Nam Pa. Des murailles de plus de cinq cents mètres barrent la route au soleil levant.
Dans les arbres de la montagne, les gibbons ont une discussion des plus sérieuses à en juger par le vacarme assourdissant qui s'élève des fourrés. On se croirait à la Chambre des Députés, un jour d'orage parlementaire.
Des blocs de très beau marbre blanc.
Pour dégager la route des roches qui pouvaient en gêner le tracé, les indigènes ont fait de grands feux de bois sur la pierre qu'ils ont ensuite dégagée lorsqu'elle était fortement chauffée. Puis ils l'ont inondée d'eau froide, la faisant ainsi éclater. Annibal n'a pas dû agir autrement lors de la traversée des Alpes à jamais légendaire.
La vallée du Nam Pa est décidément comparable aux plus belles de la Suisse.
Tout à coup, les deux chevaux qui suivent immédiatement les nôtres, c'est-à-dire ceux de l'interprète et d'un mandarin laotien s'arrêtent et se couchent tremblant de tous leurs membres.
Seua ! Seua ! Le tigre est certainement tout près, dans les broussailles de la montagne que la route suit à flanc de coteau.
Il faut piquer les chevaux à coups de baton ferré pour les faire remettre en route.
Et le terrible fauve ne manifeste pas autrement sa présence.
La fanfare de Ban Sop Vi attend le Résident supérieur à une demi-heure du village. Que dis-je, la fanfare? C'est en tête l'orchestre laotien avec ses gongs, ses énormes tambours Longs et ses cymbales, puis les Kha avec leurs bambous à vingt sonorités différentes, puis les dames des chœurs portant chacune un bouquet au bout d'un long morceau de bois tenu à deux mains comme un ostensoir, avec la même crainte respectueuse.
Enfin, les chefs des environs apportant des fleurs aux parfums capiteux, entassées dans des ô d'argent ciselés.
Toute la troupe se met en branle précédant notre cortège et ne s'arrête que devant la grande sala construite à l'entrée du village.
Interview générale. Les Laotiens sont des thaï de Dien-bien-phu, descendus ici depuis cinq générations, dit le plus ancien des poban. Les femmes portent des sin unis tandis que les jeunes filles ont de larges et voyantes broderies au bas de la jupe. « Lorsqu'elles seront mariées, ajoute le chef, elles n'auront plus besoin de plaire aux hommes » Sévère, mais juste !

C'est un centre ethnographique intéressant que Ban Sop Vi, en ce moment du moins, car, après les Laotiens voici le Po Ban de Kok Van, village à l'écart de notre route, qui représente la race nioun.
Sous mes yeux, accroupi pendant que j'écris ces lignes et regardant courir ma plume, un chef méo rappelant, comme tête, le type des Chinois de Hainan. Cheveux à l'abandon courant sur la nuque, un double collier d'argent autour du cou, pantalon de toile bleue descendant jusqu'aux chevilles, courte veste de même tissu.
Le bonhomme est très intrigué de me voir alternativement porter mes regards sur lui et sur mon papier. Il s'est levé timidement pour regarder les traits s'écoulant de ma plume et a dû trouver, à coup sûr, qu'ils ne rappelaient nullement les siens.
Des Kha à mine intelligente, portent les cheveux en chignon gros comme le poing sur la nuque et séparés par une raie, du front à l'occiput. Les chefs ont aux poignets de massifs bracelets d'argent. Ils se disent Kha Mé et déclarent se rattacher à la grande tribu des Kha Mou dont ils comprennent le dialecte. Comme eux, ils ont en tatouage les « vagues de la mer » formant comme une grosse jarretière au dessus du mollet.
Le village, très bien situé, baigné d'un coté par le Nam Pa dont les cascatelles nous permettent de prendre un bain délicieux, de l'autre, par un torrent, le Houei vi.
Les maisons groupées ainsi que dans les villages Thai neua et non entourées chacune de leurs jardins comme chez les Laotiens proprement dits.
Un ancien tronc auquel une excroissance a donné une forme phallique est entouré d'un grillage de bois et parait l'objet de la vénération des indigènes.
La maison du lassa, ou chef du village, très vaste, en menuiserie parfaite.
Dans l'intérieur, une grande salle commune puis, sur l'un des cotés, les appartements de la famille, le surplus restant salle de cuisine et de réunion pour les femmes.
Le chef méo amène avec lui une famille de chevaux de toute beauté, Monsieur, Madame et Bébé, destinés à être vendus : soixante piastres le père, autant pour la mère et l'enfant.
Ces Méo se livrent sérieusement à l'élevage et en tirent gros profit.


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