PaysLaoJadis Advertisement
  * Timbres du Laos * Cartes modernes du Laos * Cartes postales anciennes du Laos * Forum de l'A. I. C. T. P. L. * Collection-Laos *
  Home, Accueil arrow Blog arrow De Vien-Poukha à Xieng-Khong. (8)
Statistics
Membres: 11
Publications: 1482
Liens: 66
Visiteurs: 3739102
Main Menu
Home, Accueil
Météo du Monde.
News, Nouvelles
Blog
Links, Liens
Contact Us, Contactez nous
Search, Recherches
Le site du Mois
Nouvelles du Laos
VidéosLaos
Cartes du Laos
Le Phrabang
phrabang_022.jpg
Administrateur
Site de l'A.I.C.T.P.L
Newsflash
Sortie du bulletin trimestriel de l'AICTPL
L' Association Internationale des Collectionneurs des Timbres-Poste du Laos, vient de faire paraître le numéro 107 de son bulletin de liaison.
Cette publication n'est accessible qu'en adhérant à l' A. I. C. T. P. L, moyennant une modique cotisation annuelle, vous aurez accès à une somme de connaissances accumulée sur la philatélie, la cartophilie Lao par tous les membres de cette association.
L' A. I. C. T. P. L. existe depuis 1973.
Contact:
Forum de l' A. I. C. P. T. L
Image
PHILAO n° 107, 2éme trimestre 2017.
Page 04 – Vie de l'association, par P. Drillien
Page 07 – In Memoriam : François Tarier, par P. Drillien
Page 08 – Votre bibliothèque, par P. Drillien
Page 09 – Du riz gluant à la pizza, par N. Souvannavong
Page 10 – Les CPA nous parlent : la mission évangélique au Laos , par D. Geay-Drillien
Page 13 – Claude Jumelet, graveur de l’âge d’Or (I), par J-F. Rotteleur
Page 14 – Un peu de tout, par P. Drillien       
Page 15 – Mes souvenirs du Laos : prologue - plateau des Boloven , par P. Dupont-Gonin
Page 18 – Influence du bouddhisme Theravada au Laos, par S. Pounpadith
Page 22 – Coopération Chinon - Luang Prabang, par P. Le Baron
Page 25 – Nos achats du trimestre, par E. Moallem et P. Drillien
Page 26 – En marge de l’ASEAN (2015), par P. Drillien


 27-05-2017
De Vien-Poukha à Xieng-Khong. (8) Suggérer par mail

Alfred Raquez en 1902 Pages Laotiennes Alfred Raquez (8)

de Vien-Poukha à Xieng-Khong

Alerte! Le tigre ! — Les Kha tiol— Ah ! quel déjeuner j'ai fait! — Les Kha Lemet — Papil­ lons. — Xieng Khong. — Les tecks. — Diplomatie Siamoise. — Le plan Anglo-Siamois. — Chemins de fer.— Les mines de saphir. — La danse des sabres. — Le corps de ballet. — Chansons rotin. — Vie pastorale.— Vendredi Saint, 13 avril ! — L'aspersion des Boud­dhas. — Un prétendant au Trône. — Le nouvel an chez les Kha kouène.

Un grand arbre marque la frontière du royaume de Luang Prabang . Nous entrons dans celui de Muong Sing, dans le Haut-Laos Occidental.

Deux chefs kha attendent le Résident supérieur, les Phya Patavi et Pouma, des tribus Kha kouène, hommes d' une intelligence vive, pleins de finesse et d'astuce dont on peut obtenir beaucoup en sachant les manier. Ils ont chacun dans leur ressort un certain nombre de groupes kha de leur espèce. Différant très peu des Kha kmou, nos coolies d'aujourd'hui ont presque tous le turban de Birmanie leur enserrant la tête. D'autres portent les cheveux plats, divisés par devant et formant chignon sur la nuque. Les femmes ont la petite veste de couleur souvent voyante, la jupe la, le turban et les bijoux d'argent. Comme langage, peu de dissem­blance également avec les Kmou.

Trois groupes de Kha existent dans la province indépendamment des autres races : les Kmou que nous connaissons ainsi que les Hoc et enfin les Ko dont il nous sera donné de voir d'intéressants spécimens.

Patavi à son siège à Vien Poukha au milieu de quatre cents sauvages kha religieux. Seul en effet, ce groupe possède des pagodes et des bonzes. Les anciens habitants du pays, qui viennent du Nord, de Muong Sing ou de Xieng Kong, ont été enlevés par les Siamois. qui les ont emmenés dans la principauté de Nan où ils se trouvent encore.

Vien Poukha, choisi il y a quatre ans pour recevoir le commissaire de la province, est le carrefour des routes de Sop Ngin, Xieng Khong, Muong Luong Nam Ta, Muong Sing et Muong Bong. L'endroit est néanmoins malsain à ce point que le représentant de la France ira s'établir soit à Xieng Khong français soit à Muong Sing après la visite du Résident supérieur dans ces deux villes. Pour le moment Patavi fièrement campé sur sa selle, encadré de ses hommes qui portent des fusils méo et des sabres à fourreau d'argent ciselé défend avec énergie les intérêts des Vien Pou Khiens. Il refuse de laisser s'établir dans les environs de son domaine, un groupe de familles Yao qui descendant de Muong Sing, vont par monts et par vaulx, tristes, goitreu x, déguenillés, bohémiens de la route cherchant du terrain à raïs.

Nomades par essence ainsi que les Mèo, ces Yao sont un danger pour l'avenir et une peste dans le présent. Les Kha, eux aussi, brûlent les coteaux de la montagne mais avec méthode, ensemençant le même sol pendant trois années successives puis ils laissent la nature reprendre ses droits et envahir le terrain provisoirement infécond pour le riz. Vingt ans plus tard, eux ou leurs enfants s'attaqueront de nouveau aux forêts épaisses que personne ne sera venu troubler pendant cette période. Yao et Meo, tout au contraire, épuisent autant qu'ils le peuvent et sans ordre le sol sur lequel ils jettent leur dévolu et quittent ensuite la pays en secouant sur lui la poussière de leurs pieds. Dans quelques années la rencontre de ces envahisseurs avec les Kha du Bas Laos pourra être terrible car ces tribus guerrières recevront sans doute l'étranger à coups de fusil et le cribleront de leurs flèches empoi­sonnées. Quel pays sauvage jusqu'à Vien Pou Kha ! Il ne manque décidément que les lacs et les neiges éternelles pour nous donner l'illusion des plus beaux sites d'Europe. A 1.600 mètres de hauteur, chevauchée sur une crête étroite laissant entrevoir à droite et à gauche des précipices où se marient, confusément, toutes les tonalités du vert. A quelques mètres, le cri rude d'un cerf fait faire un écart à nos montures. Les chevaux s'énervent, sont difficiles à calmer et « cerise à l'eau-de-vie », le petit étalon nerveux que monte l' auteur de ces lignes, ne voulant pas attendre que son chef de file se soit abreuvé à l'eau d'une rivière dont il barre le gué, s'écarte, saute, les deux pieds de devant dans le courant, donne un irrésistible coup de tête et fait prendre à son cavalier un bain complet dans le lit vaseux. Heureusement nous ne sommes pas au Bois !Arrivée au chef lieu par un pittoresque pont de bambous suspendu par des lianes aux arbres de la route.Le bureau de poste de Vien PouKha, au sommet d'un mamelon, suivant l'usage. Dans un entonnoir de montagnes, le village et les bâtiments en torchis du Commissariat ainsi que du poste de milice. Comme garnison, des « Tigre » ; c'est ainsi que l'on nomme les soldats kha, vêtus d'un pantalon et d'une veste de toile bleue. Leurs molletières, leur large ceinture et leur turban de toile rouge vif produisent le meilleur effet. M. Ganesco, l'ancien correspondant du Figaro pendant la guerre Sino-Japonaise, ne saurait oublier que même dans le Haut Laos Occidental l'esprit parisien ne perd jamais ses droits.

Les Tigres de Poukha ! Quel titre pour un opéra bouffe!


< Précédent   Suivant >
Traduction Google
GEOvisits
ClustrMaps
Revolver Maps
Vers les CPA
Vers les CPM
 * Timbres du Laos * Cartes modernes du Laos * Cartes postales anciennes du Laos * Forum de l'AICTPL *
Go to top of page  Home, Accueil | Météo du Monde. | News, Nouvelles | Blog | Links, Liens | Contact Us, Contactez nous | Search, Recherches | Le site du Mois | Nouvelles du Laos | VidéosLaos | Cartes du Laos |
 

Référencement