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Sortie du bulletin trimestriel de l'AICTPL
L' Association Internationale des Collectionneurs des Timbres-Poste du Laos, vient de faire paraître le numéro 107 de son bulletin de liaison.
Cette publication n'est accessible qu'en adhérant à l' A. I. C. T. P. L, moyennant une modique cotisation annuelle, vous aurez accès à une somme de connaissances accumulée sur la philatélie, la cartophilie Lao par tous les membres de cette association.
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PHILAO n° 107, 2éme trimestre 2017.
Page 04 – Vie de l'association, par P. Drillien
Page 07 – In Memoriam : François Tarier, par P. Drillien
Page 08 – Votre bibliothèque, par P. Drillien
Page 09 – Du riz gluant à la pizza, par N. Souvannavong
Page 10 – Les CPA nous parlent : la mission évangélique au Laos , par D. Geay-Drillien
Page 13 – Claude Jumelet, graveur de l’âge d’Or (I), par J-F. Rotteleur
Page 14 – Un peu de tout, par P. Drillien       
Page 15 – Mes souvenirs du Laos : prologue - plateau des Boloven , par P. Dupont-Gonin
Page 18 – Influence du bouddhisme Theravada au Laos, par S. Pounpadith
Page 22 – Coopération Chinon - Luang Prabang, par P. Le Baron
Page 25 – Nos achats du trimestre, par E. Moallem et P. Drillien
Page 26 – En marge de l’ASEAN (2015), par P. Drillien


 27-04-2017
Le Laos Français. Suggérer par mail

LE LAOS FRANÇAIS

Lorsque après avoir posé sur sa route, d'Ou­taradit à Xieng-Khong, les premiers jalons de l'établissement français au Laos (1) A Tuong-Nan, installation du vice-consulat prévu par le traité; à Xieng-Sen et à Xieng-Khong, création de deux agences commerciales dans la zone de 25 kilomètres, premières discussions avec les autorités siamoises qui avaient amorcé une organisation administrative et militaire destinée à être pré­sentée au représentant de la France comme le nouveau régime résultant du traité, Pavie aperçut par une claire matinée de juin la flèche dorée du Phou-Si, le confluent de la Nam-liane, et faisant rames vers son convoi, les pirogues de gala, rouge et or, au bec recourbé, envoyées à sa rencontre par le roi, avec un équi­page de musiciens vêtus d'étoffes chatoyantes et multicolores, il ressentit une émotion très douce dont il nous a laissé une pénétrante analyse dans sa simplicité :

« Luang-Prabang est en vue. Avec quel con­tentement ému je revois, française enfin, la cité laotienne où pour la sixième fois j'arrive, ayant eu pour but, dans mes marches, de lui faire atteindre ce résultat ! En m'y retrouvant je sens aux saluts familiers et reconnaissants de tous combien les coeurs y sont à l'unisson du mien, tout le gré qu'on me sait de mon labeur passé ! Quel sentiment de tranquillité enchantée expriment les visages du vieux roi et de la vieille reine en me voyant revenu auprès d'eux pour assurer les conditions nouvelles faites à leur cher pays ! Quels éloquents témoignages de gratitude dans l'accueil plein de respectueuse joie que. le roi leur fils et le second roi font au représentant de la France et à l'ami des Laotiens ! Combien je suis sensible au ravis­sement inexprimable du chef des bonzes de Wat-Maï ! Mes compagnons ressentent ma sa­tisfaction et jouissent de mon bonheur ! »

Exécution du traité. — Installation du com­missaire français à Luang-Prabang (5 juin 1894). — Il retrouvait aussi le vice-consul Lugan — qui remplaçait depuis dix-huit mois à Luang-Pra­bang l'infortuné Massie — et le «vieil ami » Vâcle entré peu de temps auparavant dans l'admi­nistration indochinoise, récemment arrivé pour prendre la direction des affaires intérieures du pays et que Pavie s'empressa d'installer officiellement comme commissaire du gouvernement auprès du nouveau souverain protégé.

ZAKARINE, roi de Luang-Prabang, 1841. — Roi, 1894-1904.

Dès après le départ du dernier agent siamois, Kham-Souk, le fils aîné d'Oun-Kham, dont la santé déclinait et les facultés baissaient rapidement (2) Le roi Oun-Kham mourut le 15 décembre 1895, à l'âge de quatre-vingt-quatre ans , avait pris régu­lièrement le pouvoir sous le nom de Zaka­rine, concurremment avec son cousin Boun-Khong, fils de Souvanna-Phouma, comme Ou­pahat. Il l'exerçait e d'une façon débonnaire mais consciencieuse, peut-être aussi avec un certain scepticisme assez excusable chez un prince qui pendant plusieurs années avait dû subir l'intervention des Siamois et qui voyait la domination française débuter par le par­tage de son territoire et de sa capitale en deux tronçons » (3) Cf. Mission Pavie, « Géographie et Voyages », t. V P. LEFÉVRE-PONTALIS, p. 77-78.

A la vérité, le roi Zakarine, si détaché qu'il fût du pouvoir, était remarquable par sa sim­plicité, son bon sens et son aptitude à concevoir l'utilité de certaines réformes ; car il était fort mal secondé par les mandarins du conseil du royaume (Sénam), « gens incapables et fron­deurs dominés par leurs intérêts immédiats et particuliers ». Dans son ensemble toutefois l'organisation politique et sociale que nous trouvions était bonne et nous avons sagement agi en conservant tous les rouages de l'admi­nistration indigène, en respectant les tradi­tions, les coutumes et les moeurs des popula­tions du Laos tout entier, dans ce qu'elles avaient de compatible avec nos institutions (4) C'est ainsi que nous avons été amenés à supprimer radi­calement le trafic des esclaves qui enrichissait quelques man­darins siamois, cambodgiens, laotiens et birmans. Cf. L. na REINACH, op. cit, p. 230 et suiv.

Cela nous fut d'autant plus facile que tous les muongs laotiens (dépendant ou non de Luang-Prabang) présentaient une organisation iden­tique et calquée en raccourci sur celle du royaume (Sénam excepté), évident souvenir de l'épopée de Fa-Ngoum et du grand État Lan-Xang (5) Voici quelle était dans ses grandes lignes en 1894 l'or­ganisation politique du royaume de Luang-Prabang :

A sa tête, le roi, grand maître des existences (Somdet-Phra-Chao) et le second roi, grand maître chargé de la conservation des biens (Chao-Maha-Oupahat).

Puis venaient les princes ministres : le Ratsavong, premier prince, ministre de la droite ; le Ratsabout, deuxième prince ministre de la gauche ; et les Komakhoune, troisième et qua­trième princes, ministres du milieu et des services civils.

Les trois premiers mandarins, portant le titre de Phaya, étaient, par ordre d'importance : 1° le Phaya, Muong-Sen, premier mandarin de droite, chef du Sénam et chef de la justice; 2° le Phaya Muong-Tiane, premier mandarin de gauche, chef du tribunal ; 3° le Phaya Muong-Khang, premier mandarin du milieu, chef du Service des travaux publics, des transports, etc.

Le Senam était composé du Phaya Muong-Khoua, deuxième mandarin de droite, et de quatre conseillers sous les ordres du Phaya Muong-Sen.

Les juges ou Kromakanes, dépendant du Phaya Muong-Sen et du Phaya Muong-Tiane, étaient au nombre de sept dont le Phaya Muong-Sai, deuxième mandarin de gauche.

Venaient enfin les mandarins chargés de la perception des impôts, du rassemblement des corvées, du transport des bam­bous, rotins, paillotes, pirogues pour le service du roi et les services publics, — les pages et chambellans ou mahaleks, les chefs militaires, les fonctionnaires chargés des menus of­fices à l'intérieur du palais, les trésoriers, garde-magasins, etc.

On doit remarquer la place insignifiante réservée dans cette hiérarchie aux mandarins militaires : de la puissante armée de Sam-Sène-Thai , il n'était rien resté : comme le roi, le gouverneur de province était assisté d'un Oupahat, d'un Ratsa­vong et d'un Ratsabout qui, comme les digni­taires de la cour, transmettaient leurs ordres aux tassengs ou chefs de canton sous l'autorité desquels se trouvaient les chefs de village (nai­ban). En installant les différents commissariats du gouvernement au Laos, Pavie confirma donc les autorités indigènes dans leurs prérogatives séculaires et les princes de Luang-Prabang dans leurs droits et privilèges dynastiques. Pour marquer leur attachement absolu à la France et pour donner plus de force à leur véhémente protestation contre l'attribution au Siam de la partie du royaume située sur la rive droite, ceux-ci insistèrent pour recevoir solennellement et le plus tôt possible, du commissaire général, l'investiture du gouvernement de la Répu­blique. C'est à son retour de Muong-Sing, huit mois plus tard, que Pavie, après avoir fait établir à Hanoï sur parchemin les titres du vieux roi Oun-Kham, du roi Zakarine, de son frère et de l'Oupahat Boun-Khong, pro-céda le 19 avril 1895 à cette importante céré­monie.

Tous ceux ayant part à la direction des affaires, a-t-il écrit en achevant le récit de sa mission, y assistèrent ; le peuple entier y fut convié. Au nom du gouvernement de la Répu­blique et par délégation du gouverneur général de l'Indochine, je confirmai les princes dans leurs situations dans le Laos, devenu posses­sion française. Pieusement ils reçurent de celui qui aimait tant leur pays la charge de con­tinuer, sous l'autorité de la France, à le con­duire avec sagesse et bonté (6) Mission Pavie, « Géographie et Voyages », t. II, p. 382.» 


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